Épisode 3 – Une question de bien-être

test QI WISC pour enfants haut potentiel

Certaines personnes s’imaginent que les parents font passer des tests de QI à leur enfant dans l’espoir de démontrer l’intelligence supérieure de leur rejeton et de s’en glorifier.

Je ne dis pas que ces cas n’existent pas, mais je pense pouvoir raisonnablement affirmer que beaucoup entament cette démarche pour répondre à des questions liées au bien-être de leur enfant. 

En ce qui nous concerne, nous n’avions jamais envisagé que notre fils puisse être “HP”. D’abord, nous ignorions plus ou moins ce que recouvrait exactement ce terme, assimilé dans l’imaginaire collectif aux Amadeus et autres Einstein. D’autre part, comme Claudius était notre premier enfant et le seul dans notre famille proche, nous n’avions aucun point de repère auquel comparer son développement intellectuel et émotionnel.

Toutefois, nous avions pris conscience qu’il n’était pas “comme les autres”. Et, malheureusement, ce qui n’était, au départ, qu’un décalage, est devenu cause de souffrance quand il s’est retrouvé dans la mauvaise classe, avec la mauvaise institutrice. Notre fils avait complètement perdu confiance en lui : son visage chiffonné en disait long sur ce qu’il endurait chaque jour à l’école.

La coupe était pleine, nous devions réagir… et vite ! Dans ce contexte, le test du WISC nous a été recommandé par la pédiatre. Il s’agissait, selon elle, du moyen le plus direct pour mieux comprendre ce que nous vivions et jeter un regard objectif sur la situation. 

Son intuition s’est révélée bénéfique : cette première étape a réellement libéré quelque chose chez notre zébrion qui s’est rendu compte, avec ses propres mots, “qu’il n’était pas moins qu’un autre, mais différent”.

S’il l’avait “compris”, sur le plan intellectuel, il devait encore l’assimiler sur le plan émotionnel. Il fallait reconstruire cette confiance perdue, fragilisée par les moqueries et les remarques acerbes. 

Nous savions que l’amour que nous lui portions ne suffirait pas à réparer ce qui avait été cassé : nous étions trop proches de lui, trop semblables à lui. Il avait besoin d’un miroir extérieur, capable de refléter toute la beauté de ses rayures, sans se laisser prendre au piège de ses émotions. Qui de mieux pour jouer ce rôle qu’une psychologue ?

Seulement voilà… Soyons francs : notre zébrion n’était pas follement enthousiaste à l’idée de rencontrer une psychologue. Une psychologue ! Pourquoi ? Pour parler ? Quelle horreur !

–> Découvrir la suite : épisode 4 de la saison 4 !

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