Épisode 9 – Relais pédagogique

HP et élèves à besoins spécifiques : relais pédagogique

L’année suivante, Madame I., moins exubérante que Madame V., est toutefois une personne généreuse et tendre, à l’écoute des besoins de ses élèves. Elle les aime et ils le lui rendent bien. 

Même le séjour en classes de neige que je redoutais tant s’est révélé une merveilleuse expérience pour mon zébrion. Il en est revenu plus sûr de lui et s’est encore un peu plus rapproché des autres. Madame I. y est pour beaucoup : l’un de ses leitmotivs en classe est le respect, l’écoute et la communication bienveillante. Et même s’ils sont au seuil d’une nouvelle aventure dans l’enseignement secondaire, ils n’en demeurent pas moins, à ses yeux, des enfants, avec leurs questionnements et leurs besoins affectifs.

Je ne dirai jamais assez à quel point je suis reconnaissante envers ces enseignant.e.s capables d’encadrer et de guider, sans juger. Vous avez rétabli la confiance, la joie d’apprendre et de s’exprimer, le courage d’être soi, tout simplement…

Les relais pédagogiques sont donc indispensables pour aider nos petits zébrions à s’épanouir dans leur scolarité et leur parcours de vie. J’en ai rencontré quelques-uns, y compris en secondaire, qui méritent d’être considérés comme de véritables enseignants et accompagnants.

Madame B., d’abord, la psychologue de l’école, dont la porte est toujours ouverte, tant pour les parents que pour les enfants. Son aide a été précieuse, plus d’une fois, pour faire entendre la voix de mon zébrion auprès de certains de ses professeurs, et les conseiller sur les petits trucs et astuces pour mieux encadrer leurs élèves HP.

Puis, parmi les enseignants, Madame P., Monsieur G., Monsieur H. et bien d’autres encore ont su reconnaître Claudius pour ce qu’il est : un enfant parfois difficile à déchiffrer, parfois surprenant, souvent drôle et toujours curieux.

Mais la vie n’est pas un long fleuve tranquille, et nous continuons à traverser des hauts et des bas. Il suffit, hélas, d’un seul professeur rigide, borné, intransigeant et – oserais-je le dire – stupide, pour casser le fragile équilibre de la confiance en soi.

Aussi, je le sais, rien ne sera jamais acquis : à chaque crise, il faudra à nouveau parler, expliquer, communiquer, consoler, avec ce sentiment que les mots mettent beaucoup moins de temps à détruire qu’à (re)construire.

Dans un monde idéal, je rêverais que chaque enseignant soit une personne relais pour mon zébrion et pour tous les élèves, d’ailleurs, qui se sentent à part, différents, décalés. Dans ce monde idéal, il ne serait plus nécessaire de se justifier de penser autrement et d’oser afficher sa créativité. Et si ce monde idéal commençait par nous, parents ?

–> Découvrir la suite : épisode 10 de la saison 4 !

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