Épisode 10 – Explorer la conscience

Explorer la conscience HP

Je ne suis ni neuropsychologue ni en mesure de décrypter tous les processus psycho-physiologiques qui opèrent dans mon cerveau ou celui de mon zébrion. Il existe sur ce sujet une abondante littérature scientifique à laquelle chacun peut se référer.

Toutefois, mes études philosophiques, ma pratique de la sophrologie et de l’aïkido sont autant de voies d’exploration de la conscience qui me permettent de créer des liens de sens entre différents aspects de mon parcours bigarré. Une thématique commune forme la trame de leurs entrelacs, la quête d’harmonie.

D’abord d’un point de vue philosophique, j’ai, très tôt, été fascinée par la recherche d’harmonie entre l’homme et le monde, telle qu’elle transparaît dans les philosophies antiques.

Théories ioniennes des philosophes physiologues, épicurisme de Lucrèce ou encore stoïcisme de Marc Aurèle : tous ces penseurs vivent la philosophie comme une expérience de vie capable de transfigurer leur perception du cosmos. Dans cette vaste architecture dotée de ses propres lois, ils aspirent à accepter ce qui est, à donner leur assentiment au tout, qu’il s’agisse de jouir de l’instant présent ou de jouer au mieux le rôle qui leur est imparti. Loin des écrits dogmatiques et desséchés de la philosophie théorique, les écrits antiques nous invitent à actualiser d’instant en instant l’état d’esprit qui a guidé leur auteur. Un héritage spirituel vivant et infini…

Imaginez mon bonheur quand ces premières amours des philosophes grecs et romains m’ont ouvert les portes des spiritualités de l’Inde et de l’Extrême-Orient : non-dualité hindoue, bouddhisme des origines, taoïsme, confucianisme, shintô et bouddhisme zen,… Le thème de l’harmonie a acquis une profondeur nouvelle au regard de l’impermanence de toute chose, du désir illusoire ou de l’oubli de soi dans le Soi.

La sophrologie et l’aïkido sont le point d’orgue de ce cheminement. De 2010 à 2012, je me suis formée à la sophrologie, définie comme l’étude de l’harmonisation de la conscience. En 2013, je débute en aïkido, “voie de l’harmonie”… Hasard ? Oui et non. Pour être franche, je n’ai réalisé que récemment la similitude “conceptuelle” entre ces deux voies. C’est d’abord dans la pratique que j’ai perçu leur ressemblance : j’ai toujours eu la sensation de pratiquer l’aïkido comme une discipline spirituelle, une voie active d’harmonisation de la conscience. Comme la sophrologie, il m’apporte cette richesse d’exploration des différentes facettes de mon être : ancrage dans le corps, vigilance et présence à l’instant, perception et estime de soi, recherche du Soi véritable sous la surface mouvementée de l’ego.

Ces diverses approches spirituelles – philosophies, sophrologie et aïkido – se combinent parfaitement et m’offrent tout ce dont j’ai besoin aujourd’hui pour comprendre qui je suis et comment je fonctionne, ce que je veux et ce que je ne veux pas/plus, ce qui est bon pour moi et ce qui me motive, mes freins et mes atouts. C’est ainsi qu’elles m’aident à mieux apprivoiser ma zébritude…

–> Découvrir la suite : épisode 11 de la saison 4 !

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